lundi 6 juin 2011
jour 18: arrivée à reykjavik
dimanche 5 juin 2011
jour 17: akranes
samedi 4 juin 2011
Jour 16 : snorrastofa, Reykholt, hraunfossar, vidgelmir
Ce matin, ô bonheur, il y avait toute une sélection de fruits et même des œufs brouillés pour déjeuner. Nous nous sommes régalés, puis nous nous sommes dirigés vers le joli village de Borgarnes. En fait, nous avons eu un peu de difficulté à faire notre check out, car une dame devant nous désirait vraiment discuter en profondeur de grammaire et de généalogie avec la dame à la réception. Sérieusement, nous avons dû attendre au moins 15 minutes avant que la madame se pousse. J’ai eu le temps de prendre des photos de toutes l’hôtel, revenir, regarder Frank en soupirant, regarder Frank faire du bruit avec la clé et finalement me tannée et aller porter les valises dans l’auto en me disant que si elle était là à mon retour, j’allais l’interrompre. Nous sommes arrivés trop tôt à Borgarnes, mais la gentille dame du gîte, nous a indiqué des choses que nous pouvions visiter durant la journée.
Quelle température merdique depuis maintenant près de 36 heures. Il vente (ce n’est pas nouveau), il fait frais (ça non plus), il y a des averses dispersées (plus rares) et aujourd’hui il a même grêlé à deux reprises. Notre fidèle voiture a donc résistée à la cendre, la pluie, la neige, la gravelle et la grêle. Bonne voiture.
Malgré tout cela, nous avons mis nos habits résistants à la pluie et nous sommes dirigés vers Reykholt. Notre premier arrêt était à snorrastofa. En fait, il s’agit du puit d’eau chaude de toute la région. Il s’écoule environ 180 L/sec d’eau à 100 degré celcius. Impressionnant. Évidemment, on ne pouvait pas toucher, mais on a vu des gens se faire cuire des œufs à la coque.
Deuxième arrêt, le site médiéval de Reykholt. Un petit musée couvrant surtout la vie de l’historien snorri qui a vécu au 12-13e siècle. Et bien, le musée était très moyen, mais on a pu apprendre que Snorri n’a pas écouté le roi et que ce dernier a donc mis sa tête à prix, ce qui a entraîné la mort de Snorri.
Prochain arrêt, les chutes de Hraunfossar. Où suivant les légendes charmantes islandaises, deux enfants se seraient noyés et leur mère aurait faire détruire une arche de pierre pour éviter que cela se reproduise. Un nombre impressionnant de chutes réunies au même endroit.
Finalement, loin au milieu d’un champ : Vidgelmir. Un tunnel de 1,5 km formé par la lave il y a vraiment longtemps. Nous sommes descendu voir le tunnel, mais n’avions pas nos lampes frontales et avons décidé de rebrousser chemin. C’était tout de même énorme. En plus, il s’était remis à grêler.
La dame à notre gîte est vraiment très gentille, la chambre est très belle. Je pense qu’on l’a peut-être volée à quelqu’un d’autre, parce que la dame ne parle pas vraiment anglais… J’ai vraiment hâte de rencontrer une laveuse, notre linge commence à sentir le voyage et les valises.jeudi 2 juin 2011
jour 15: péninsule de snaellfesness
jour 14: kayak, breidafjordur
Ce matin nous sommes allés faire du kayak dans le fjord d’isafjordur. Il faisait un peu gris et pour la première fois depuis l’éruption, il mouillassait. Pas assez pour nettoyer notre auto par contre. Nous étions un gros groupe de 8 personnes, dont 2 qui n’avaient jamais fait de kayak. Après nous avoir remis à chacun un manteau dry-suit, une jupe, une pagaie et une veste de sécurité, nous nous sommes dirigés vers le port qui était situé à moins de 5 minutes à pied.
Après un petit rappel des conseils de sécurité, on nous installe dans les kayaks et hop à l’eau. Donc pendant deux heures, nous avons parcouru le fjord et écouté les guides nous raconter des légendes et des faits intéressants. Par exemple, ici il y a des canards noir et blanc (il y en a vraiment partout, et quand je dis ici, je veux dire l’islande au complet), il semblerait que ces canards ont le duvet le plus doux de tous les canards du monde. Une couette de duvet vaut 4500$ US. Aussi, de temps en temps, il y a des ours polaires qui se retrouvent pris sur des icebergs et qui arrivent à Isafjordur. Et pas genre : il y a 30 ans… non c’est arrivé il y a 3 semaines. On se demandait qu’est-ce qu’il faisait avec les ours. En fait, ils les abattent. La première fois, ils ont fait venir une cage de norvège et ont appelé au groenland pour savoir où ils devaient retourner l’ours. Les gens au Groenland leur ont demandé pourquoi ils voulaient retourner l’ours, car de toute façon, ils en ont déjà trop. Et c’est pour ça que maintenant ils les abattent.
Par la suite, nous nous sommes dirigés vers le traversier de stykkisholmur. C’est à ce moment que nous avons enfin fait connaissance avec les routes périlleuses de gravel démontrées dans le vidéo sur l’avion. Il est bon de noter qu’il s’agissait d’une route principale et non d’une route secondaire ou d’une route F. En partant, nous avons traversé un long tunnel de plusieurs km. À une voie, avec une intersection au milieu et des travaux à l’intérieur. À toute les fois qu’on voyait des phares à l’avant, on jouait chicken avec eux, à savoir qui allait se tasser sur les quelques petites voies de dépassement en premier. Après le tunnel, les choses se sont compliquées. Nous avons conduit dans les montagnes, sur des routes d’une voie de largeur, bordées d’un côté par des amoncellements de neige qui aurait pu se terminer en avalanche et de l’autre côté par un précipice. Et parfois, nous croisions des camions commerciaux et devions nous coller sur l’un ou l’autre des côtés pour les laissez passé. Toute une péripétie. Nous avons pu admirer la plus belle chute des Westfjords, dont malheureusement, je ne rappelle pas le nom. Et finalement, nous nous sommes rendus au traversier.
Il s’agissait d’une traversée de 3 heures. À bord, il y avait même un restaurant et une connexion internet. Malheureusement, nous ne le savions pas et avions laissé l’ordinateur dans l’auto (et nous ne pouvions pas aller dans l’auto lors du voyage). Nous avons pu admirer la minuscule île de Flatey. Il y a des habitants qui restent sur cette île à l’année longue (100 l’été, 2 l’hiver). Il semble que tous les habitants descendent de deux familles et qu’il y ait une rivalité digne de Roméo et Juliette qui perdure depuis près de 1000 ans. Breidafjordur est aussi renommé pour ses nombreuses petites îles. Les légendes disent qu’il y en a autant que d’étoiles dans le ciel. J’en doute, mais il y en a quand même beaucoup. Et finalement, nous sommes arrivés, pas mal fatigués, à notre hôtel de Stykkysholmur où nous avons dû appeler la personne responsable chez elle afin qu’elle vienne nous ouvrir la porte.
mardi 31 mai 2011
jour 13: isafjordur
jour 12: holmavik
Ce matin, nous nous sommes levés pour nous diriger vers holmavik. Ce village est situé dans la péninsule du nord-ouest. La péninsule n’est pas très peuplée. Nous sommes donc arrêtés pour acheter de la nourriture (car souvent, il n’y a pas d’endroit pour faire l’épicerie), avons fait le plein, avons vérifier que nous avions un pneu de secours et nous sommes diriger.
Premier arrêt : la péninsule de Vatsnes. Une jolie petite péninsule qui se contourne bien en 1h30. Dans notre livre c’était décrit comme : une magnifique péninsule regorgeant de chevaux sauvages et de magnifiques statues de trolls. Bon, premièrement, les chevaux étaient tous derrière des clôtures (sauf deux). Deuxièmement, nous avons manqué l’unique statue de troll, elle n’était pas bien indiquée. Troisièmement, les phoques arrivent en septembre. Je cite Frank : des beaux paysages qui ne valaient pas détour par la route de gravel.
Nous avons donc poursuivi vers la vraie péninsule du Nord-Ouest. Pas pour être plate, mais des fjords, des glaciers et des montagnes… un moment donné ça fini un peu par se ressembler. Ce qui est très drôle par contre, c’est que la route (la 61) est parfois asphaltée, parfois pas. Mais de manière complètement aléatoire. Parfois les villages sont en gravel et un bout au milieu de nulle part est asphalté. Frank pense qu’ils ont mis en place une loterie pour la construction des routes (cette semaine l’heureux gagnant est le kilomètre 32 à 45 de la route 124!!).
Finalement, nous sommes arrivés à Holmavik sans tuer d’autres oiseaux. Lorsque nous sommes arrêtés à notre gîte, il n’y avait personne. Donc nous avons poursuivi dans le village pour voir s’il restait de la place à l’auberge et à l’hôtel. Et bien, non. Quelle est la chance pour qu’un autobus plein de touriste débarque en même temps que nous, en plein milieu de nulle part (je veux dire, c’est vraiment un petit village), hors de la saison touristique? Ben c’est ça, probablement autant que d’être exactement au bon moment et à la bonne place pour une éruption volcanique. Heureusement, tous le monde se connaît et le gentil monsieur à l’information touristique a appelé notre hôtesse pour lui dire qu’on était arrivé. Tout est bien qui fini bien.
Nous avons finalement réussi à trouver de l’alcool à un prix raisonnable!!! Il semble que cacher dans un recoins de l’épicerie/dépanneur/gare d’autobus/station service, il existe une genre de mini-SAQ. Et surprise!! L’alcool coûte à peu près la même chose que chez nous. Ce qui est surprenant, parce qu’un verre de vin ou de bière au resto coûte un peu plus de 10$.
Frank the cook is back. Enfin, nous avons pu nous faire à manger. Miam, des pâtes pas trop cuites (ici ils ne mangent pas de pâtes, et quand ils en mangent, c’est trop cuit).
De retour au gîte, il y avait deux islandais en visite pour le travail avec qui nous avons discuté une bonne partie de la soirée. Il semble qu’au niveau opinion sociale l’Islande soit plutôt semblable au Québec. Et même ici, ils savent que nos routes sont dans un état déplorable.