lundi 6 juin 2011

jour 18: arrivée à reykjavik

Ce matin, nous avons quitter Akranes, la mort dans l'âme... ah ah. Comme nous avions du temps avant que notre chambre soit libre, nous avons pris la route panoramique et avons arrêté à tous les points d'observation. Nous sommes malgré tout arrivés un peu tôt à Reykjavik.
Notre hôtel/appartement est vraiment situé directement au centre du centre-ville. Ce qui complique légèrement nos options pour stationnement. Après avoir fait 3 ou 4 fois le carré, nous avons trouvé les 5 places de l'hôtel et nous sommes stationnés là, car il restait une place.
Puisque la chambre n'était pas prête, nous sommes partis en exploration.
La fin de semaine, c'est le marché au puce de Reykjavik!! J'étais super enthousiaste d'aller voir ça. Plein de vieux livres!! Plein de choses à voir. C'était pas aussi gros que celui de St-eustache, mais tout de même. Il semblerait que Frank n'est pas du type marché au puce, ni magasinage tant qu'à ça... Bref, j'ai réussi à le traîner presque 45 minutes.
En sortant, nous sommes tombés par hasard sur le restaurant le plus connu de Reykjavik: baejarns beztu. Il s'agit d'un micro stand de hot dog, fameux car même le président clinton aurait dit qu'il s'agissait d'excellents hot dogs. Il y avait une file. J'ai pris le mien avec tout. Je suis pas trop sure ce qu'ils ont mis dedans. Il y avait des oignons croustillants, de la moutarde, du ketchup et une autre sauce mystère. C'était bon, mais je donne tout le crédit au oignons croustillants.
Un peu plus de lèche-vitrine pour exaspérer Frank... Comme il dit si bien: à quoi ça sert de magasiner si tu n'achètes rien. J'ai donc été obligé d'acheter des souvenirs.
Finalement, la chambre était prête.
Il s'agit d'un 3 1/2, à deux minutes de marche du room with a view. Entre deux magasins sur la rue principale, il y a une porte de bois, ben c'est par là qu'on rentre. Ça fait vraiment bizare. Au bout du corridor, magiquement, il y a notre appart. C'est très propre. On a tout ce dont on a besoin, la télé et internet. Mais première surprise, la laveuse et sécheuse n'est pas dans l'appart, mais dans le building du RWAV. Bon ben coudonc. Ça m'empêchera pas de faire du lavage, non monsieur. La douche a aussi un problème d'écoulement de l'eau il semble.
Nous sommes à distance de marche de l'épicerie. Victoire, qui qui va manger plein plein de fruits et de légumes!!! Ça fait pas vraiment parti des habitudes des islandais.
Une bouteille de vin plus tard, nous avons fini de replanifier notre semaine. Nous allons tenter le destin et replanifier une marche sur un glacier.

dimanche 5 juin 2011

jour 17: akranes

Ce matin nous sommes allés visiter le settlement center à Borganes. Il s'agit d'un petit musée qui présente une exposition intéressante sur la colonisation de l'islande et sur la saga d'egil. Heureusement, nous sommes arrivés avant le groupe monstrueux de touriste. Je dois admettre avec tristesse, que nous avons commis une fraude. Effectivement, à notre arrivée, la machine pour les cartes de crédits ne fonctionnait pas. Le gars nous a donc dit de payer en sortant. Entre les deux expositions, nous lui avons suggéré de payer, mais il nous a dit d'attendre. Quand nous sommes sortis, c'était l'appocalypse avec des dizaines de touristes se poussant les uns et les autres pour essayer d'avoir leurs écouteurs plus vite que les autres. Les autobus de touristes, c'est plutôt sauvage. Nous avons donc attendu patiemment notre tour, mais là les touristes ont tous voulu acheter un souvenir. Après 40 minutes d'attente, où nous avons tout fait pour attirer l'attention du gars, nous sommes partis. C'était toujours l'apocalypse.

Comme nous avons eu à changer notre horaire. Nous nous sommes retrouvés avec une journée libre. Près de Borganes, il y a une petite ville appelée Akranes. Comme c'est la plus grosse ville de la région, nous nous sommes dit que surement nous trouverions quelque chose pour occuper notre journée. Et bien non. Après avoir fait le tour de la piscine, marché sur la plage, pris un café et vu le centre d'information... il n'y avait simplement rien à faire.

Note à moi-même: éviter Akranes à tout prix.

De plus, il s'agit du premier endroit où nous dormons qui est plutôt décevant. Les hôtes sont des semi-artistes, sur une rente d'invalidité (genre notre CSST), qui insistent pour que l'on paye en argent comptant. C'est plutôt louche. Premièrement, nulle part on a eu à payer comptant, donc il a fallu trouver une machine pour retirer de l'argent.

Bref, demain on arrive à Reykjavik!!!

samedi 4 juin 2011

Jour 16 : snorrastofa, Reykholt, hraunfossar, vidgelmir

Ce matin, ô bonheur, il y avait toute une sélection de fruits et même des œufs brouillés pour déjeuner. Nous nous sommes régalés, puis nous nous sommes dirigés vers le joli village de Borgarnes. En fait, nous avons eu un peu de difficulté à faire notre check out, car une dame devant nous désirait vraiment discuter en profondeur de grammaire et de généalogie avec la dame à la réception. Sérieusement, nous avons dû attendre au moins 15 minutes avant que la madame se pousse. J’ai eu le temps de prendre des photos de toutes l’hôtel, revenir, regarder Frank en soupirant, regarder Frank faire du bruit avec la clé et finalement me tannée et aller porter les valises dans l’auto en me disant que si elle était là à mon retour, j’allais l’interrompre. Nous sommes arrivés trop tôt à Borgarnes, mais la gentille dame du gîte, nous a indiqué des choses que nous pouvions visiter durant la journée.

Quelle température merdique depuis maintenant près de 36 heures. Il vente (ce n’est pas nouveau), il fait frais (ça non plus), il y a des averses dispersées (plus rares) et aujourd’hui il a même grêlé à deux reprises. Notre fidèle voiture a donc résistée à la cendre, la pluie, la neige, la gravelle et la grêle. Bonne voiture.

Malgré tout cela, nous avons mis nos habits résistants à la pluie et nous sommes dirigés vers Reykholt. Notre premier arrêt était à snorrastofa. En fait, il s’agit du puit d’eau chaude de toute la région. Il s’écoule environ 180 L/sec d’eau à 100 degré celcius. Impressionnant. Évidemment, on ne pouvait pas toucher, mais on a vu des gens se faire cuire des œufs à la coque.

Deuxième arrêt, le site médiéval de Reykholt. Un petit musée couvrant surtout la vie de l’historien snorri qui a vécu au 12-13e siècle. Et bien, le musée était très moyen, mais on a pu apprendre que Snorri n’a pas écouté le roi et que ce dernier a donc mis sa tête à prix, ce qui a entraîné la mort de Snorri.

Prochain arrêt, les chutes de Hraunfossar. Où suivant les légendes charmantes islandaises, deux enfants se seraient noyés et leur mère aurait faire détruire une arche de pierre pour éviter que cela se reproduise. Un nombre impressionnant de chutes réunies au même endroit.

Finalement, loin au milieu d’un champ : Vidgelmir. Un tunnel de 1,5 km formé par la lave il y a vraiment longtemps. Nous sommes descendu voir le tunnel, mais n’avions pas nos lampes frontales et avons décidé de rebrousser chemin. C’était tout de même énorme. En plus, il s’était remis à grêler.

La dame à notre gîte est vraiment très gentille, la chambre est très belle. Je pense qu’on l’a peut-être volée à quelqu’un d’autre, parce que la dame ne parle pas vraiment anglais… J’ai vraiment hâte de rencontrer une laveuse, notre linge commence à sentir le voyage et les valises.

jeudi 2 juin 2011

jour 15: péninsule de snaellfesness

Notre périple ce matin a débuté à stykkisholmur. Comme nous sommes arrivés tard, la propriétaire ne savait pas que nous étions là et quand nous nous sommes levés le déjeuner était déjà ramassé. Nous nous sommes donc servis et la propriétaire s'est sentie mal à l'aise. Mais elle était très gentille et nous a expliqué qu'aujourd'hui est un férié, mais elle n'était pas sûre lequel.

Nous avons donc visité la ville et nous sommes arrêtés à la librairie of waters. En fait, il n'y a pas de livres, ce sont des pilliers d'eau remplis d'eau de glaciers dans deux pièces. D'habitude, on peut voir le soleil se décomposer à travers les piliers et faire de magnifique arc-en-ciels. Malheureusement, il ne faisait pas soleil et la librairie n'ouvrait qu'à 13h00. Donc nous avons pris des photos par la fenêtre.

Deuxième arrêt, une fabrique de requin pourri. Oui, le cured shark est un plan traditionnel islandais. Mais cured ne veut pas dire pourri, pas tout à fait. En fait, c'est du requin du groenland qu'ils mangent. Comme c'est un requin artique, il garde son urine dans ses tissus pour ne pas geler (il n'a pas de reins ni de vessie). Par conséquent, il est toxique avant d'être pourri. La première chose qu'ils font s'est d'enterrer le requin pour quelques semaines. Ensuite, ils le font sécher et ensuite ils le mangent. Pendant ce temps là, l'urine se décompose et passe d'acide à basique ce qui tue les bactéries responsables de la décomposition. Donc ce n'est pas tout à fait du requin pourri. Mais ça sent pas mal ça... et oui, nous y avons goûter. Mais pour être honnête, ils le servent sur un pain très aromatique. Donc j'ai mangé un bout de pain sur lequel il y avait un petit bout de requin pourri. Je n'ai pas osé en prendre un tout seul, puisque c'est reconnu comme étant l'un des pires mets de la planète et que je trouvais que de vomie sur la table serait discourtois.

Nous avons ensuite continué notre périple dans le parc de snaefellsjokull. Le premier arrêt était une magnifique plage de sable doré entourée d'une eau turquoise, comme dans les caraibes, où une tombe de viking a été découverte (en fait, nous avons vue la tombe au musé national à Reykjavik).

Et là nous devions réussir à voir le sommet de snaefellsjokull, le volcan/glacier qui est renommé pour être la porte du voyage au centre de la terre de jules verne. Misère, il fait beau depuis 2 semaines et aujourd'hui, les nuages sont tellements bas qu'on peut presque souffler dessus. Je pense que l'islande ne veut pas que l'on voit de glacier. Pensez-y. La première fois que l'on devait voir un glacier, il y a eu une éruption volcanique. La deuxième fois, alors que nous avions planifié d'aller voir un autre glacier, l'expédition a été cancellée, car les conditions étaient trop dangereuses sur le glacier. Aujourd'hui, le plafond de nuage est tellement bas, qu'assise sur les épaules de Frank je pense que j'ai de bonne chance de la attrapper. Qu'à cela ne tienne, nous avons pris une photo d'une photo et c'est comme si on avait réussi à voir le volcan.

Dernier arrêt dans le parc, un petit sentier qui relie le village de hellnar à son voisin, un village beaucoup plus difficile à prononcer. Fait intéressant, autant qu'il faisait ensoleillé, autant il a plu durant toute la randonnée. En fait, pleuvoir est un grand terme. Il ne semble jamais pleuvoir en islande, parfois il crachotte. Jamais assez pour nettoyer l'auto.

Notre hôtel ce soir vaut la peine d'être mentionné. L'hôtel Budir. Situé seul sur sa péninsule, bordé d'un côté des montagnes et de l'autre de jolis plages. Très buccholique. De loin le plus beau paysage où nous avons dormi. De plus, il y a un bon chef. Nous nous sommes payé la traite et avons pris le spécial du chef en 5 services. Malheureusement pour Frank, le premier plat était une pétoncle tériaki dans sa soupe de poisson et le deuxième était 2 langoustines avec une salade. Personnellement, j'ai vraiment tout adoré (les services ont été complété par une terrine de canard, un filet mignon et un gâteau à l'huile d'olive avec crème glacée maison au citron... miam).

jour 14: kayak, breidafjordur

Ce matin nous sommes allés faire du kayak dans le fjord d’isafjordur. Il faisait un peu gris et pour la première fois depuis l’éruption, il mouillassait. Pas assez pour nettoyer notre auto par contre. Nous étions un gros groupe de 8 personnes, dont 2 qui n’avaient jamais fait de kayak. Après nous avoir remis à chacun un manteau dry-suit, une jupe, une pagaie et une veste de sécurité, nous nous sommes dirigés vers le port qui était situé à moins de 5 minutes à pied.

Après un petit rappel des conseils de sécurité, on nous installe dans les kayaks et hop à l’eau. Donc pendant deux heures, nous avons parcouru le fjord et écouté les guides nous raconter des légendes et des faits intéressants. Par exemple, ici il y a des canards noir et blanc (il y en a vraiment partout, et quand je dis ici, je veux dire l’islande au complet), il semblerait que ces canards ont le duvet le plus doux de tous les canards du monde. Une couette de duvet vaut 4500$ US. Aussi, de temps en temps, il y a des ours polaires qui se retrouvent pris sur des icebergs et qui arrivent à Isafjordur. Et pas genre : il y a 30 ans… non c’est arrivé il y a 3 semaines. On se demandait qu’est-ce qu’il faisait avec les ours. En fait, ils les abattent. La première fois, ils ont fait venir une cage de norvège et ont appelé au groenland pour savoir où ils devaient retourner l’ours. Les gens au Groenland leur ont demandé pourquoi ils voulaient retourner l’ours, car de toute façon, ils en ont déjà trop. Et c’est pour ça que maintenant ils les abattent.

Par la suite, nous nous sommes dirigés vers le traversier de stykkisholmur. C’est à ce moment que nous avons enfin fait connaissance avec les routes périlleuses de gravel démontrées dans le vidéo sur l’avion. Il est bon de noter qu’il s’agissait d’une route principale et non d’une route secondaire ou d’une route F. En partant, nous avons traversé un long tunnel de plusieurs km. À une voie, avec une intersection au milieu et des travaux à l’intérieur. À toute les fois qu’on voyait des phares à l’avant, on jouait chicken avec eux, à savoir qui allait se tasser sur les quelques petites voies de dépassement en premier. Après le tunnel, les choses se sont compliquées. Nous avons conduit dans les montagnes, sur des routes d’une voie de largeur, bordées d’un côté par des amoncellements de neige qui aurait pu se terminer en avalanche et de l’autre côté par un précipice. Et parfois, nous croisions des camions commerciaux et devions nous coller sur l’un ou l’autre des côtés pour les laissez passé. Toute une péripétie. Nous avons pu admirer la plus belle chute des Westfjords, dont malheureusement, je ne rappelle pas le nom. Et finalement, nous nous sommes rendus au traversier.

Il s’agissait d’une traversée de 3 heures. À bord, il y avait même un restaurant et une connexion internet. Malheureusement, nous ne le savions pas et avions laissé l’ordinateur dans l’auto (et nous ne pouvions pas aller dans l’auto lors du voyage). Nous avons pu admirer la minuscule île de Flatey. Il y a des habitants qui restent sur cette île à l’année longue (100 l’été, 2 l’hiver). Il semble que tous les habitants descendent de deux familles et qu’il y ait une rivalité digne de Roméo et Juliette qui perdure depuis près de 1000 ans. Breidafjordur est aussi renommé pour ses nombreuses petites îles. Les légendes disent qu’il y en a autant que d’étoiles dans le ciel. J’en doute, mais il y en a quand même beaucoup. Et finalement, nous sommes arrivés, pas mal fatigués, à notre hôtel de Stykkysholmur où nous avons dû appeler la personne responsable chez elle afin qu’elle vienne nous ouvrir la porte.

mardi 31 mai 2011

jour 13: isafjordur

Ce matin, nous nous sommes réveillés relativement tôt, mais déjà les quatre autres personnes qui résidaient avec nous étaient disparues. Le déjeuner classique islandais nous attendait sur la table. En fait, tous les matins depuis notre arrivée, nous avons droit au même buffet: 2 sortes de pains, des biscottes, des oeufs à la coque, deux sortes de viandes froides, du skyr (yogourt islandais), du fromage blanc, des cheerios/corn flakes, un assortiment variable de fruit et légume et du jus. Parfois avec du caviar... ah oui et j'oubliais les shooters d'huile de morue. Une fois on pouvais se faire des gauffres, mais c'était la journée du volcan, donc l'appétit n'était pas très présent. C'est coomplet, mais après deux semaines, ça commence à être redondant.

Nous nous sommes dirigés vers le musée de la sorcellerie. En tout 21 personnes ont été brûlées en islande pour sorcellerie. Ce qui est différent, c'est que 20 des victimes étaient des hommes. En fait, selon ce qu'on a appris, ce sont des gens qui ont été étudier en Europe qui ont ramené la phobie des sorciers et qui ont commencé la tradition des bûchers. On a pu voir des grimoires, des incantations et même les fameux nécropants. Oui, oui, des nécropants. Ce sont des pantalons fait en écorchant le cadavre d'un humain (en partant du scrotum jusqu'au pied). Quiconque porte les pantalons et met 1 pièce d'argent dans le scrotum des pantalons aura de l'argent à volonté. Mais s'il meurt en portant les pantalons, il perdra son âme. Nous avons aussi découvert qu'il était dangereux de connaître Mme Helga la femme du prêtre jon. Toute les fois que cette dernière tombait malade, deux personnes étaient brûlées pour sorcellerie. C'est arrivé 3 fois. Et après ils ont essayé de brûler plus de monde, mais le gouvernement a dit: là ça suffit. Somme toute, un musée très intéresant avant un arbre généalogique détaillé de tout le monde accusé ou ayant été accusés de sorcellerie.

Ensuite nous nous sommes dirigés vers Drangnes, un petit village situé de l'autre côté du fjord. Nous avons enfin pu voir notre premier troll. La légende dit que trois trolls essayaient de creuser à travers les fjords pour séparer les westfjords du reste de l'islande et qu'ils étaient tellement pris à la tâche, qu'ils n'ont pas vu le temps passé. La femelle a réussi à s'échapper du levé du soleil, mais s'est rendue compte qu'elle avait oublié son buffle sur une île et en se tournant pour le voir a été transformée en pierre par le soleil. Une belle histoire. Le rocher du buffle au loin est plus convaincant que le rocher de la troll.

Nous en avons aussi profité pour faire une petite trempette dans les bains naturels du villages. Nous savions qu'ills étaient durs à voir. On nous avait dit qu'ils étaient situés face à l'église. Sauf qu'il n'y a pas vraiment d'église. L'église est dans l'école. On se sent un peu poche quand on est perdu dans un village de 80 habitants. Mais avec détermination, nous avons poursuivi notre quête et avons trouvé les bains.

Tranquillement, nous nous sommes dirigés vers isafjordur qui est situé à l'extrême ouest des westfjords. Franchement, les paysages étaient à couper le souffle. Il n'a toujours pas plus depuis l'explosion volcanique. Nous attendons qu'il y ait une bonne pluie pour enlever les résidus de cendre sur l'auto. Le GPS a été pris de panique, car ses cartes n'étaient pas à jour. Ce qui fait que toutes les fois ou nous avons traversé un pont, il croyait que nous étions dans l'eau et nous demandait de faire demi-tour afin de rejoindre la route. En chemin, nous avons croisé les deux hommes qui étaient au gîte avec nous hier.

Isafjordur est une jolie petite ville située vraiment au milieu de nulle part. L'ambiance est très décontractée. Nous avons trouvé une très bonne boulangerie qui fait d'excellent gâteaux ainsi qu'un restaurant thai!! Victoire, pas d'agneau ou de poisson ce soir... du thai!! Comme il y a peu de choses qui poussent en islande, les gens ont tendance à avoir une alimentation peu diversifiée: patate avec poisson ou agneau... défois du poulet. Défois des macareux ou de la baleine, mais c'est rare. Il n'y a pas vraiment de salade, les légumes se font rares.

Il ne reste plus de place sur le traversier pour demain, nous devrons donc faire demi-tour et se rendre sur la péninsule de snaefell par la route. Ce n'est pas vraiment plus long, ça nous permettra d'aller voir le musée sur le renard artique. Le seul mammifère de l'islande qui n'a pas été importé.

jour 12: holmavik

Ce matin, nous nous sommes levés pour nous diriger vers holmavik. Ce village est situé dans la péninsule du nord-ouest. La péninsule n’est pas très peuplée. Nous sommes donc arrêtés pour acheter de la nourriture (car souvent, il n’y a pas d’endroit pour faire l’épicerie), avons fait le plein, avons vérifier que nous avions un pneu de secours et nous sommes diriger.

Premier arrêt : la péninsule de Vatsnes. Une jolie petite péninsule qui se contourne bien en 1h30. Dans notre livre c’était décrit comme : une magnifique péninsule regorgeant de chevaux sauvages et de magnifiques statues de trolls. Bon, premièrement, les chevaux étaient tous derrière des clôtures (sauf deux). Deuxièmement, nous avons manqué l’unique statue de troll, elle n’était pas bien indiquée. Troisièmement, les phoques arrivent en septembre. Je cite Frank : des beaux paysages qui ne valaient pas détour par la route de gravel.

Nous avons donc poursuivi vers la vraie péninsule du Nord-Ouest. Pas pour être plate, mais des fjords, des glaciers et des montagnes… un moment donné ça fini un peu par se ressembler. Ce qui est très drôle par contre, c’est que la route (la 61) est parfois asphaltée, parfois pas. Mais de manière complètement aléatoire. Parfois les villages sont en gravel et un bout au milieu de nulle part est asphalté. Frank pense qu’ils ont mis en place une loterie pour la construction des routes (cette semaine l’heureux gagnant est le kilomètre 32 à 45 de la route 124!!).

Finalement, nous sommes arrivés à Holmavik sans tuer d’autres oiseaux. Lorsque nous sommes arrêtés à notre gîte, il n’y avait personne. Donc nous avons poursuivi dans le village pour voir s’il restait de la place à l’auberge et à l’hôtel. Et bien, non. Quelle est la chance pour qu’un autobus plein de touriste débarque en même temps que nous, en plein milieu de nulle part (je veux dire, c’est vraiment un petit village), hors de la saison touristique? Ben c’est ça, probablement autant que d’être exactement au bon moment et à la bonne place pour une éruption volcanique. Heureusement, tous le monde se connaît et le gentil monsieur à l’information touristique a appelé notre hôtesse pour lui dire qu’on était arrivé. Tout est bien qui fini bien.

Nous avons finalement réussi à trouver de l’alcool à un prix raisonnable!!! Il semble que cacher dans un recoins de l’épicerie/dépanneur/gare d’autobus/station service, il existe une genre de mini-SAQ. Et surprise!! L’alcool coûte à peu près la même chose que chez nous. Ce qui est surprenant, parce qu’un verre de vin ou de bière au resto coûte un peu plus de 10$.

Frank the cook is back. Enfin, nous avons pu nous faire à manger. Miam, des pâtes pas trop cuites (ici ils ne mangent pas de pâtes, et quand ils en mangent, c’est trop cuit).

De retour au gîte, il y avait deux islandais en visite pour le travail avec qui nous avons discuté une bonne partie de la soirée. Il semble qu’au niveau opinion sociale l’Islande soit plutôt semblable au Québec. Et même ici, ils savent que nos routes sont dans un état déplorable.